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Lord Cutler Beckett est le directeur de la compagnie des Indes orientales.

C’est un personnage puissant et impitoyable œuvrant à l’établissement d’un monde débarrassé de la piraterie au grand bénéfice de la couronne britannique et de son empire. Ce grand dessein se confond avec une vengeance plus personnelle à l’égard de Jack Sparrow, auquel il est lié dans un grave différent d’il y a une quinzaine d’année. C’est Beckett lui-même qui a marqué Jack au fer rouge d’un « P » signifiant « pirate ».

Son arrivée dans les Caraïbes est motivée par la recherche du coffre de Davy Jones, espérant pouvoir l’utiliser pour soumettre le capitaine du Hollandais Volant à sa volonté. Il compte ainsi profiter des armes surnaturelles pour mener une guerre d’éradication de la piraterie sur les mers. Rapidement, il constitue une armada capable de remettre en cause l’existence même des pirates. Il est mené sur la piste du tribunal de la confrérie, dont il comprend qu’il cherche à se réunir pour définir l’opposition face à lui. Les deux ennemis se font face à la bataille du maelstrom dans laquelle Beckett, venu avec la certitude de vaincre, est lui-même tué dans la destruction de son navire.

Biographie

Jeunesse

Enfance

Cutler Beckett est né dans une riche famille du sud de l’Angleterre, dans le comté de Somersetshire, d’un père propriétaire d’une compagnie commerciale familiale. L’enfant surprend en survivant malgré sa petite taille et sa santé défaillante. Sa jeunesse se déroule dans la propriété familiale de Springhaven.

Dès son plus jeune âge, il manifeste un goût prononcé pour les livres et le savoir. A la différence de ses frères Jonathan Jr. et Bartholomew, qui s’assure d’une aptitude satisfaisante des mathématiques pour compter et d’une maîtrise suffisante des lettres pour écrire des lettres, Cutler bénéficie à l’évidence de qualités pour des domaines nombreux : histoire, géographie, lecture de classiques en grec ou en latin.

A l’âge de huit ans, Beckett s’avère être un meilleur élève que ses camarades, tous fils de nobles locaux. Un incident violent au cours duquel il est battu physiquement par ceux-là conduit son enseignant, Angus MacFarlin, à lui administrer des leçons privées. Il lui offre notamment un livre intitulé en vieil anglais Ma vie parmi les pirates, écrit par un homme considéré lui-même comme tel, le capitaine J. Ward, pour développer l’imagination déjà foisonnante de l’élève. Les nombreux récits en haute mer dont il recèle éveillent l’appétit de Cutler pour les trésors et les phénomènes supranaturels. L’une d’elles qui le marque concerne la légende de Zerzura, la ville brillante de l’île de Kerma, dissimulée par un brouillard magique et habitée par les descendants de Koushites qui ont quitté l’Egypte et le royaume de Koush des milliers d’années plus tôt.

Les leçons privées sont particulièrement affectionnées par Cutler. Pourtant, il ne parvient pas à gagner l’estime ni l’amour de son père qui, comme ses deux frères, l’observent comme une bouche non-désirée à nourrir. Il se persuade alors d’obtenir un titre, comme ceux d’amiral ou de général, chose qu’aucun Beckett n’a encore jamais eu, afin d’obtenir son respect. A l’inverse, il peut compter sur l’amour de sa mère malade et de sa sœur aînée Jane.

Départ du foyer familial

A ses dix-huit ans, il a acquit un large savoir et étudié les travaux d’Isaac Newton, lui permettant d’envisager de devenir professeur. Il peut raisonnablement viser les universités d’Oxford et de Cambridge. Auparavant, il souhaiterait voir le monde.

Un jour, son père Jonathan Sr. lui demande quels projets il nourrit pour son futur. Sachant qu’il a « une tête pour les affaires », il répond qu’il aimerait entrer dans l’entreprise familiale comme ses frères. Mais son père lui apprend qu’il n’envisage pas un tel choix et qu’il lui a trouvé un presbytère pour qu’il devienne ecclésiastique. Cutler s’y refuse, se sachant mauvais religieux et non-croyant, et entre dans un accès de rage quand son père lui rétorque que sa mère malade a pour dernière volonté son entrée dans les ordres. Il accuse alors son père d’empoisonner sa mère à la variole pendant qu’il passe ses nuits avec des douzaines de prostituées. Après lui avoir avoué sa haine pour lui, il décide le même jour de quitter le domicile familial. Sa sœur, qui a entendu leur conversation, lui donne toutes ses épargnes afin qu’il puisse la rembourser dans sa prochaine vie.

Carrière dans la compagnie

Premières étapes

Le jeune Cutler Beckett débarque à Londres après avoir quitté le foyer familial et trouve un emploi à la compagnie des Indes orientales. Dans les bureaux londoniens de l’organisation, il se fait apprécier de ses supérieurs par ses aptitudes. Il accepte une mission pour Gibraltar, pouvant espérer voir le monde, et embarque à bord d’un navire marchand, le Lindesfarne.

L’expérience qui va suivre va cependant laisser une marque indélébile dans l’esprit de Cutler Beckett. Le navire est abordé par des pirates français près des côtes espagnoles. Le capitaine Christophe-Julien de Rapièr autorise son équipage à « jouer » avec le plus jeune, Cutler, après qu’il l’ait involontairement provoqué en moquant ses habits démodés. Il est torturé des jours durant, avant de devoir, comme le reste des prisonniers, nettoyer leur navire, Le Requin, pour éviter le fouet en attendant qu’une rançon soit payée. Son père s’y refusant, toujours marqué par leur dispute, c’est un supérieur de la compagnie des Indes, Reginald Marmaduke Bracegirdle-Penwallow, qui s’en charge. Libéré, Cutler Beckett n’en garde pas moins une haine tenace des pirates qui ne le quittera plus.

Promotion au sein de la compagnie

A son arrivée à Gibraltar, il écrit une lettre de remerciement à Lord Penwallow dans laquelle il s’engage à lui rembourser la rançon. Par la suite, de retour à Londres, il reprend son service au sein de la compagnie. Après ses services à Bristol, il monte dans la hiérarchie et se trouve missionné au Japon, dans le port d’Edo.

Beckett reste en contact avec sa sœur Jane tout au long de cette période. Il lui propose de le rejoindre maintenant qu’il est aisé, mais l’affaire semble difficile, compte-tenu des six mois de voyage nécessaires. Pourtant, après qu’il ait appris le décès de leur mère, il lui suggère de le rejoindre à sa prochaine affectation.

Toutes ces années, Beckett emploie à son compte des hommes chargés de suivre discrètement le développement des opérations de la compagnie dans les ports étrangers. Ce réseau lui sert énormément, en particulier un des membres, un ancien espion de la Couronne britannique nommé Gates, qui agit pour lui dans les recoins les plus sordides du port d’Edo. Nombre de ses opérations nécessitent l’usage de la violence.

Directeur des affaires africaines

Après trois ans passés au Japon, Beckett est envoyé à Calabar, en Afrique occidentale, où il devient le directeur de la section ouest-africaine de la compagnie des Indes. Sur place, il embauche Ian Mercer, un espion professionnel habitué du crime, pour remplacer le défunt Gates, tué en mission au Japon. Dès son arrivée au port, il reçoit une lettre de sa cousine Susane l’informant du décès de sa sœur. Mais insensible comme il est devenu, la nouvelle ne suscite guère d’émotion chez lui. Ses nouvelles priorités sont son emploi et sa promotion, maintenant qu’il a acquit la richesse et le pouvoir, afin de pouvoir revenir brièvement à Somersetshire se venger de son père.

Il ne faut pas longtemps à Beckett pour s’adapter aux nécessités de sa nouvelle position et pour intégrer la communauté européenne de Calabar. Rapidement, il s’investit dans une entreprise de concubines blanches pour les quelques hommes riches et puissants de la ville. Il accepte également de rendre des services gratuitement à ses hommes, sachant qu’un tel dévouement envers de telles personnes, peut s’avérer utile par bien des moyens.

Quelques mois après son arrivée, il reçoit la visite de son supérieur immédiat, Lord Penwallow, qui reste une dizaine de jours à Calabar en qualité d’invité personnel de Beckett. Ce dernier est tenu informé des contacts de Penwallow avec le roi George II et les plus hautes sphères de la compagnie des Indes. Il sait que cet homme peut être son ticket gagnant.

Rencontre avec Jack Sparrow

Au cours de sa carrière comme directeur, Beckett achète un vieux navire, le Wicked Wench, qu’il espère pouvoir transformer en négrier, avant d’en faire un navire de convoi quand les armateurs du coût qu’aurait représenté une telle opération.

Beckett fait la rencontre de Jack Sparrow quand celui-ci débarque à Calabar à bord du Fair Wind. Jack est alors le second du navire qui a été attaqué par des pirates dans les Caraïbes et dont le capitaine a périt dans la bataille après qu’il ait voulu s’attaquer à la capitaine pirate en ne supportant qu’une femme puisse commander. Il informe Beckett que les forbans ne sont repartis qu’en embarquant un tiers de la marchandise après accord.

En parcourant le journal de bord du Fair Wind le lendemain, Beckett s’étonne des qualités négociatrices de Sparrow et lui offre de devenir capitaine d’un navire, le Marlin. Jack accepte puis se rétracte en apprenant qu’il s’agira de transporter des esclaves. Le directeur s’en voit surpris tant c’est un commerce lucratif, bien que déplaisant concède t’il. Il se montre indulgent à l’égard d’un agent pouvant s’avérer utile dans les ports étrangers et lui offre, avec succès cette fois-ci, le commandement du Wicked Wench. Le navire et son nouveau capitaine quittent le port pour les Caraïbes deux semaines plus tard, chargé de marchandises et mieux armé après des réparations financées par Beckett lui-même.

Quand Beckett est informé des pratiques illégales du maître du port, Benjamin Blount, par un capitaine de navire marchand, il envoie Mercer et des soldats l’arrêter mais l’homme s’enfuit dans les profondeurs du continent et ne sera plus jamais vu.

Quelques mois plus tard, Beckett reçoit à nouveau la visite de Lord Penwallow. Le même jour, il apprend que le Wench revient de son premier voyage sous les couleurs de la compagnie. Il envoie Mercer chercher Jack Sparrow pour qu’il se joigne à leur repas et averti sa gouvernante pour qu’elle veille à le présenter propre. Beckett met à disposition sa propre baignoire. Jack Sparrow les rejoint dans la librairie et parvient à copier les gestes de Beckett au dîner de telle manière qu’il se comporte mieux que Lord Penwallow. Les trois hommes s’entendent pour que Jack transporte du matériel en direction de la plantation de Penwallow sur l’île de New Avalon aux Bahamas. Beckett peut constater la satisfaction qu’inspire son travail au vieil homme, surtout pour son assistance à sa plantation, et sait qu’il peut s’attendre à recevoir un titre.

Rapidement, Mercer découvre que Jack a quitté Calabar en compagnie de Chamba, l’ancien esclave en fuite de Benjamin Blount, mais Beckett ne s’en chagrine pas, y voyant au contraire la preuve de l’audace et de l’utilité de Sparrow pour l’avenir.

Recherche de Kerma

Bijoux de Kerma

Un de ses loisirs est de collectionner les artéfacts appartenant à d’anciennes civilisations. Lorsqu’il envoie Ian Mercer lui en ramener, ce dernier revient avec un Portugais vendant des biens volés, notamment des bijoux d’argents que Beckett identifie comme étant Koushites, fort semblables à celles de son livre d’enfance. Il constate surtout à quel point elles sont récentes, ce qui signifie que l’histoire du livre était vrai et que la ville brillante de Zerzura existe bel et bien. Il achète donc les bijoux au Portugais qui dit les avoir lui-même acheté à un marchand d’esclave du nom d’Acona Wren-John. Beckett envoie Mercer à la recherche de cet homme.

Wren-John est retrouvé et interrogé par Beckett. Le directeur de la compagnie apprend que les bijoux ont été trouvés sur des esclaves capturés par Wren-John dans l’intérieur du continent africain. Il en déduit qu’ils viennent de l’île de Kerma et demande à Mercer de retrouver le plus d’esclaves possibles de cette caravane. Mercer en retrouve deux : un vieux prêtre nommé Piye et une femme fort laide du nom de Ayisha. Cette dernière, qui travaille dans la maison de Roger Dalton, est obtenue par Beckett en échange d’un montant d’argent important au propriétaire terrien.

Le vieil homme meurt sans raison apparente pendant l’interrogatoire de Mercer. Beckett interdit donc à son homme de main de mener celui d’Ayisha. Mais même sans usage de la force, ils ne peuvent tirer aucune information utile d’une femme ne parlant pas anglais et semblant un peu idiote. Ils décident donc d’attendre le retour de Jack Sparrow, un homme qu’ils jugent capables de trouver le chemin jusqu’à Kerma.

Mission de Jack Sparrow

A son retour, Jack Sparrow est emmené par Mercer dans le bureau de Beckett. Ce dernier lui présente les bijoux et les illustrations du livre du capitaine Ward, avant de lui parler des deux esclaves. Il lui demande de charmer Ayisha en lui faisant miroiter sa libération, pour qu’elle lui montre la route vers Kerma à bord du Wench. Une fois l’île trouvée, Jack devra revenir à Calabar pour informer Beckett qui enverra sa flotte et autorisera Sparrow à repartir avec 10% du trésor qu’il espère y trouver, car les légendes affirment que le labyrinthe y menant déborde d’anciens trésors égyptiens.

Jack réclame plus de 10% et obtient 20% du trésor ainsi que 10% des bénéfices de la vente d’esclaves, car Beckett à l’intention de réduire à l’esclavage les habitants de l’île, mais Jack refusant toujours de participer à ce type de commerce, il obtient 30% du trésor. Pour veiller à la bonne parole de Jack, Beckett le prévient qu’il sera considéré comme un pirate s’il ne revient pas avec le Wench et Ayisha. Pour faire bonne mesure, Beckett demande à Mercer de faire monter un espion à bord du Wicked Wench. Il trouve le charpentier Samuel Newton. Ils apprennent également qu’un autre esclave s’est enfuit de la propriété de Roger Dalton le jour du départ du Wench, venant apparemment de Kerma et appartenant à la caravane de Wren-John, avant d’en déduire qu’il a dû monter à bord du navire.

Dans l’attente du retour de Sparrow, Beckett prépare une armée dans le but de s’emparer de Kerma. Mercer parvient à enrôler deux-cent mercenaires en Europe, souvent d’anciens soldats ou des prisonniers pardonnés, et Beckett y ajoute une centaine de soldats de la compagnie des Indes. Il monte également une flotte de cinq navires, à laquelle s’ajoutera le Wench même s’il a promis à Jack que ce vaisseau ne participerait pas à l’attaque.

Peu de temps après le départ de Sparrow, il reçoit une lettre de Lord Penwallow. Le vieil homme lui demande d’acheter deux-cent esclaves pour sa plantation des Bahamas et de les faire acheminer par le capitaine Sparrow dont il s’est satisfait de sa première mission. Bien que Penwallow n’ait rien promis, il est certain que Beckett peut espérer un titre pour bientôt car il a été évoqué en termes flatteurs à la cour du roi à laquelle il peut espérer être présenté et donc récompensé.

Retour de Jack Sparrow

Jack rentre à Calabar quelques mois plus tard, la moitié de sa cargaison détruite et Ayisha ni aucun esclave à son bord. Il se justifie auprès de Beckett par une histoire jugée farfelue. Selon lui, Ayisha a refusé de le conduire à Kerma avant qu’il le libère son frère d’une plantation des Bahamas, ce qu’il a consenti à faire, avant que le Wench ne soit attaqué par un navire pirate sur le retour et sévèrement endommagé avant que celui-ci n’explose. Il fut sauvé par un autre vaisseau pirate, celui-là même qui avait attaqué le Fair Wind il y a un an. Grâce à la capitaine, toute la cargaison ne fut pas prise et le Wench fut même escorté à travers l’océan après d’onéreuses réparations. Arrivés vers les coordonnées, ils n’ont trouvé un brouillard épais qui a endormi l’équipage. Au réveil, ni Ayisha, ni les deux Kermans n’étaient présents, en même temps qu’il manquait une chaloupe.

Insatisfait, Beckett interroge tout l’équipage pendant plusieurs jours sans obtenir d’information différente, les récits corroborant la version de Jack Sparrow, bien que Samuel Newton ait noté que le capitaine semblait dissimulateur à certains moments. Certains récits affirment qu’il s’est battu contre un revenant-fantôme après la disparition des Kermans.

Beckett fait revenir Jack vers lui pour qu’il s’étende sur ce duel avec un revenant. Jack lui montre des cicatrices causées par son combat avec celui qu’il présente comme son défunt maître d’escrime de Marseille. Beckett n’échine à penser que Jack dissimule des éléments et le punit en exigeant qu’il transport les deux-cent esclaves à Lord Penwallow, faisant valoir qu’aucun autre navire de la compagnie n’est disponible pour cette tâche. Comme attendu, Jack refuse et propose sa démission, mais Beckett fait valoir qu’il doit rembourser la cargaison volée. Il ajoute qu’il lui vend le Wench pour un shilling en retour. Jack s’y range.

Trahison de Jack Sparrow

Quelques jours plus tard, la cale du Wench est modifiée pour supporter une cargaison humaine. Beckett se charge personnellement d’envoyer des hommes s’assurer du chargement des esclaves. Il missionne une flotte de suivre secrètement le Wench, certain que Jack pourrait dévier de ses ordres, et demande aux capitaines d’attaquer et de capturer le bâtiment s’il s’approche du brouillard épais évoqué.

C’est ce qui se produit. L’équipage se rend sans esclandre et Jack Sparrow est mis au fer dans un navire de la compagnie quand ils s’aperçoivent que les esclaves ont disparu. En poursuivant les recherches, la flotte ne trouve aucun signe de l’île. De retour à Calabar, Jack est emprisonné dans les geôles de la compagnie. Des bijoux d’argents et des pierres précieuses de Kerma sont cependant découverts dans des endroits cachés de sa cabine.

Trente-quatre jours après la capture du Wench, Beckett reçoit une lettre plaintive de Lord Penwallow qui déplore l’absence des esclaves. Beckett réalise alors que ses chances d’obtenir un titre se sont évanouies et se venge en décidant de brûler le Wench, le navire auquel le capitaine est très attaché. Le lendemain, Jack et son second, Robert Greene, sont montés à bord du Sentinel qui fait voile à quelques miles de Calabar où mouille le Wench. Sur place, les deux hommes sont amenés sur le pont supérieur où Beckett se charge lui-même de marquer Jack au fer rouge d’un « P » comme pirate indélébile sur son bras droit. Suite à cela, il ordonne la canonnade du Wench. Jack tente alors de se libérer des hommes se Mercer, poussant Beckett à s’armer d’une épée, mais il est saisi par le col et jeté par-dessus bord par Jack. Quand il remonte à bord, Jack et Robert ont déjà plongé à l’eau. Mais tandis que le second nage jusqu’à terre, le premier rejoint sur navire enflammé et coulant. Beckett repart avec la certitude que le capitaine a sombré au fond de l’océan atlantique avec le Wench.

Changement d'intérêts

Piste du cœur

Malgré son échec vis-à-vis de Penwallow et ses maigres chances d’obtenir un intitulé, il poursuit son travail dans la compagnie. Il parvient même à rencontrer Weatherby Swann, ami du roi George II, lors d’un voyage en Angleterre. Grâce à des années de travail, il parvient à être nommé directeur de la compagnie des Indes par le conseil administratif de l’organisation. Il est finalement anoblit et porte le titre de Lord, se voyant également mandaté comme représentant officiel du roi George. Il compte mettre cette position à profit de son but final : éradiquer la piraterie des océans. Pour cela, il lui faut mettre la main sur le coffre de Davy Jones contenant le cœur toujours battant du capitaine maudit. Ses recherches l’amènent à découvrir que Sparrow est toujours vivant et que le Wench est devenu le Black Pearl. En outre, il sait que Jack est en possession d’un compas pointant vers le plus cher désir de son possédant. Beckett est aussi informé de la malédiction du trésor de Cortès sur l’île de la Muerta.

Arrivée dans les Caraïbes

A son arrivée dans les Caraïbes, Beckett découvre qu’il n’est pas le seul à vouloir contrôler le Nouveau monde. L’équipage maudit de Jolly Roger s’attaque à tous les navires, qu’ils soient pirates ou britanniques, ainsi qu’aux îles. Pour ne pas avoir à se battre sur deux fronts en même temps, il conclut un pacte avec Roger car tous deux ont un but commun : débarrasser le monde de Jack Sparrow. Pourtant, en apprenant l’histoire des Armes perdues magiques du conquistador espagnol El Patron, disparu sur l’île mystérieuse de la baie des Corbeaux, il double Roger et envoie le Garde noir à la recherche des armes. Les deux camps arrivent à la baie et s’affrontent dans une sanglante bataille qui ruine l’endroit et départage les armes.

Lutte contre la piraterie

Recherche du compas

Lord Beckett débarque à Port Royal, en Jamaïque, à bord du HMS Endeavour en compagnie d’un détachement militaire de la compagnie des Indes orientales, flanqué de son fidèle Mercer, et porteur de mandats d’arrêts contre William Turner, Elizabeth Swann et James Norrington, jugés responsables de l’évasion de Jack Sparrow alors qu’il était condamné à mort pour ses nombreux crimes de pirate qu’il a commis depuis. Il interrompt ainsi le mariage des deux premiers et retrouve son ancienne connaissance, le gouverneur Swann, auquel il explique que sa fille et son fiancé seront condamnés à mort.

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Négociations entre Beckett et Will

Dans les jours qui suivent, la compagnie des Indes s’installe à Port Royal et prend le contrôle de la colonie britannique, sans que le roi en soit informé. Beckett s’installe lui-même dans un somptueux bureau qui domine le port où un peintre attitré trace un vaste planisphère sur le mur. Il y fait venir William Turner auquel il propose une entente cordiale : retrouver Jack Sparrow et lui soutirer son compas pour le lui offrir leur permettraient, à lui et à Elizabeth, d’éviter la potence. Beckett lui présente des lettres de marque dédiée à Jack et déjà signée par le roi, à laquelle ne manque que sa signature, que Will pourrait utiliser comme argument d’échange en offrant au pirate une nouvelle vie. Preuve de la différente philosophie des deux anciens Némésis, Beckett ne semble pas admettre que Jack puisse préférer la liberté à un emploi. Il semblerait qu’il s’agisse d’un marché de dupe car, comme le fera ensuite remarquer le gouverneur, Beckett n’a véritablement promis qu’un seul pardon, destiné à Jack Sparrow.

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Chantage d'Elizabeth avec Beckett

Quelques jours plus tard, le gouverneur Swann est arrêté au port alors qu’il s’apprêtait à faire partir sa fille qu’il a faite sortir de prison. Mercer ne trouve cependant qu’une calèche vide. Le gouverneur est arrêté tandis qu’une lettre de sa part, dans laquelle il informait le roi des récents événements à Port Royal, est trouvée sur le corps du capitaine assassiné. Elle est transmise à Beckett qui découvre la même nuit que les lettres de marque ont disparue de leur coffre dans son bureau. Il en déduit avec finesse qu’Elizabeth s’est infiltrée dans la pièce et parvient à la faire sortir de sa cachette. Brandissant un pistolet sur lui, elle le force à les signer et a y apposer son sceau afin qu’elles deviennent valables. Par habileté, Beckett parvient à savoir qu’elle les destine à Will et non à Jack. Au cours de leur conversation, il infirme qu’il cherche le trésor de Cortès et évoque vaguement d’ « autres coffres de grandes valeurs » sans préciser ses dires. A la fin, Elizabeth s’enfuit par le balcon.

Elle est revue par Mercer à Tortuga en compagnie de l’équipage du Black Pearl. Beckett transmet l’information au gouverneur Swann et laisse infuser l’information avant d’ajouter que le Pearl, comme tout navire pirate, sera abordé aux risques et périls de ses occupants. Il fait donc chanter le gouverneur dont il obtient la coopération forcée et le silence à la cour, en échange de sa liberté conditionnelle et d’une promesse d’assurer la sécurité de sa fille. « Vous voyez Mercer, conclut Lord Beckett, tout homme est disposé à accepter un prix, même pour ce qu’il espère ne jamais avoir à vendre... ».

Obtention du cœur de Davy Jones

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Norrington apporte le cœur

Des jours plus tard, alors que toute la flotte de la compagnie dans les Caraïbes est rentrée au port, aucune trace du coffre n’a été trouvée et Will n’est pas revenu avec le compas. Toutefois, le dernier des navires a repêché un naufragé sur l’île des Quatre Vents. Ce n’est autre que James Norrington, l’ancien commodore qui aspire à retrouver son rang, en échange du cœur de Davy Jones qu’il lui apporte sur son bureau. Beckett consent donc à lui accréditer les lettres de marques, qu’il a également ramené, et à le promouvoir amiral de la flotte, bien conscient qu’il a mis la main sur l’arme suprême pour mener à bien son désir d’éradication de la piraterie.

Guerre d'éradication de la piraterie

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Pendaison de pirates

Beckett ouvre alors une guerre d’ampleur contre la piraterie. Il suspend de nombreuses libertés fondamentales par décrets, comme le droit de se rassembler, le droit d’assurer sa défense, le droit à un verdict par un jury populaire ou encore le droit d’habeas corpus. Dans ces conditions, il peut envoyer par dizaines ou centaines les pirates et leurs alliés – objectifs ou subjectifs – à la potence. En mer, le Hollandais Volant se trouve maintenant à la tête du combat et épie les eaux pour attaquer sans merci les embarcations pirates de toutes sortes sans laisser de survivants, au grand damne de Beckett qui souhaiterait pouvoir interroger des prisonniers, sans doute pour en apprendre plus sur le tribunal de la confrérie. Il suspecte une sorte de sommet de pirates cherchant à se réunir pour définir l’option face à la guerre impitoyable qu’il leur mène, après en avoir déjà entendu le chant sans en saisir le sens pendant une série de pendaisons. En attendant, Beckett, Mercer, Norrington et le gouverneur Swann voyagent à bord de l’Endeavour, à la tête d’une flotte toujours plus nombreuse à mesure que les navires marchands - abordés en toute illégalité - se rendent et sont réquisitionnés. Par sa signature sur les documents, Swann, devenu un passager captif, donne un aspect officiel en espérant toujours avoir des nouvelles de sa fille. Pour faire perdurer cette situation, Beckett et Mercer veillent à le maintenir dans l’ignorance même lorsqu’ils savent où elle se trouve.

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Beckett à bord du Hollandais Volant

Insatisfait par le zèle de Davy Jones dans ses attaques, le privant de prisonniers, Beckett fait installer le coffre contenant le cœur à bord du Hollandais Volant, dans la cabine du capitaine. Il est désormais constamment gardé par deux canons rivés sur lui, rappelant à Jones qu’il s’expose à sa mort en cas de désobéissance. Beckett en conserve la clé qu’il confiera ensuite à Mercer. Le même jour, il décide de mettre fin aux jours de Swann dont la curiosité devient gênante pour leurs affaires.

Sur la piste du tribunal de la confrérie

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Négociations entre Jack et Beckett

Plusieurs jours après, le HMS Endeavour retrouve le Pearl en mer grâce au pirate Sao Feng, avec qui Mercer avait passé un marché trompeur, promettant faussement au nom de Beckett de lui offrir le Pearl, alors que le directeur préfère reprendre son navire qu’il sait capable de dominer le Hollandais. Jack Sparrow est transféré manu militari à bord de l’Endeavour pour retrouver sa vieille connaissance. Beckett s’offre de lui ôter sa dette envers Davy Jones et de lui rendre sa liberté en échange d’informations sur la confrérie – noms des participants, lieu de réunion et utilité des pièces de huit (en ignorant que les pièces dont il dispose sont des fausses). Jack refuse de lui répondre mais lâche le nom du lieu au cours de leurs bavardages, la baie des Naufragés, à laquelle il se propose de le conduire contre sa liberté. Beckett déduit à tort que Jack nourrit des sentiments pour Elizabeth Swann et le soupçonne de vouloir lui laisser Will pour éloigner les deux fiancés. Saisissant le compas de Jack, il découvre que ce qu’il désire le plus est de tuer cet homme, alors il dégaine son pistolet en considérant que l’objet pointera ensuite vers la baie. Mais Jack lui révèle alors que la baie renferme une forteresse puissamment défendue où la confrérie pourrait s’assurer une longue survie, d’où la nécessité de marcher avec lui plutôt que de l’éliminer. Mais alors que Beckett hésite à conclure l’entente avec le pirate retord, une salve de canonnade contre l’Endeavour permet d’écourter leurs tractations. Beckett monte sur le gaillard où il retrouve Jack prêt à quitter le navire au moyen d’une corde serrée autour de sa taille et reliée à un canon qu’il allume. La secousse de la détonation lui permet d’être propulsé sur le Pearl avec son compas, laissant Beckett sans avantages. La canonnade du Pearl a même eu pour effet d’endommager gravement le navire et de retarder la poursuite.

Le lendemain, le navire reprend la route mais avance dans l’incertitude avant qu’un cadavre ligoté sur un tonneau et attirant les mouettes ne retienne leur attention. En le hissant à bord, ils découvrent un de leurs hommes et un papier portant la marque de la compagnie dans une bouteille. Comme d’autres cadavres sont repérés plus loin, Beckett y voit une liste à suivre lancée par un individu à bord du Pearl. Il évoque « un coup de maître par un adversaire talentueux » et demande à l’équipage de suivre la piste.

La piste s’arrête quand un tonneau portant William Turner vivant est repêché. Beckett découvre grâce à lui que le tribunal compte se réunir pour libérer la déesse des mers Calypso en espérant qu’elle utilisera ses pouvoirs pour déchaîner la mer contre l’armada. Une telle situation risquerait de renverser le rapport de force. Beckett convoque donc Davy Jones à bord de son navire et les trois hommes trouvent une entente : grâce au compas que Jack lui a donné, Will conduit l’Endeavour à la baie des Naufragés en échange de sa liberté et de celle d’Elizabeth garanties par Beckett.

Bataille du maelstrom

L’Endeavour, le Hollandais Volant et toute l’armada se présente au matin devant la baie où les attend la maigre flotte pirate. Celle-ci demande un pourparler, accepté par Beckett. Le rendez-vous est fixé sur un banc de sable entre les deux ennemis. Beckett révèle à ses adversaires que l’armada doit sa chance à Jack grâce au compas qu’il a confié à Will, provoquant l’ire d’Elizabeth et de Barbossa. Celle-ci suggère donc d’échanger Jack et Will. Beckett acquiesce sans se douter qu’une telle situation est attendue par Jack lui-même qui s’exécute. Constatant néanmoins l’impasse des négociations, le directeur offre une dernière fois aux pirates de se rendre pour éviter la mise à mort. Mais Elizabeth, motivée par le meurtre de son père, tient tête à Beckett. Chacun repart de son côté et Beckett ordonne à son camp de se préparer au combat. Quelques instants plus tard, il envoie le Hollandais contre le Black Pearl.

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Mort de Beckett

L’Endeavour et l’armada restent à l’écart de ce duel entre les deux vaisseaux jusqu’à ce que le Pearl n’en ressorte en laissant le Hollandais disparaître sous les flots. Rompant l’accord de non-agression conclu avec Jack, Beckett fait avancer son navire en direction du Pearl, canons dehors. Il se justifie ainsi : « Ça n’a rien de personnel, Jack. Dites-vous que c’est de bonne guerre ». Au même moment, le Hollandais surgit hors de l’eau et vogue en direction du Pearl, laissant penser que Jones reprend le combat. Mais Beckett ignore que le capitaine maudit a péri dans la bataille et que le vaisseau se trouve désormais sous la direction de Will Turner. Il est donc saisit par l’incompréhension et le choc lorsqu’il voit les deux navires changer de direction et se diriger vers lui, prenant l’Endeavour en sandwich. La canonnade surprise ravage sa proie alors que Beckett semble incapable d’ordonner la riposte. Autour de lui, les hommes fuient le carnage sans pouvoir l’éviter. Résigné, il se dirige vers l’escalier du gaillard qu’il descend lentement, le navire se disloquant de part et d’autres, faisant voler un champ d’éclats dans les airs que Beckett traverse de son pas fantomatique, jusqu’à ce qu’il soit prisonnier des flammes de l’explosion du navire chargé de poudres. Son corps retombe sur le drapeau de la compagnie des Indes tandis que l’Endeavour disparaît sous les flots. La perte du Hollandais et la destruction du navire amiral fait rebrousser chemin à l’armada et consacre la victoire de la piraterie.

Portrait

Description physique

Lord Cutler Beckett est constamment vu portant une perruque blanche sur sa tête. Il est richement vêtu et porte des habits de la haute société britannique de l’époque. A la différence d’autres personnes pirates ou en uniforme, il est vu portant des habits brodés différents au cours du temps, bien qu’il s’agisse toujours une veste longue, de bottes en cuir et d’un col blanc. Ses vestes sont simultanément marron, verte ou rouge. Cette coloration contraste avec le manteau noir qu’il porte pendant la bataille finale, assorti à son pantalon, à ses bottes et à son tricorne (qu’il porte en d’autres occasions), seulement différencié par la veste verte émeraude qu’il porte en-dessous. A son arrivée à Port Royal, il est recouvert d’une cape pour se protéger de la pluie. Enfin, pour faire prévaloir son statut, il peut se saisir d’une canne à pommeau, qui ne l’accompagne cependant qu’à bord du Hollandais Volant pendant la guerre contre la piraterie. Il la tient sur le portrait officiel qui est fait de lui dans la même période et avec laquelle joue Jack dans la cabine de l’Endeavour en imitant la posture fière de Beckett.

Personnalité

Lord Beckett se distingue par son comportement aristocratique et sophistiqué, mêlant calme olympien et maîtrise absolue de soi. Sa voix est à la fois posée, égale et hautaine. Son arme est moins l’affrontement physique que la négociation. Ce débatteur hors pair et redoutablement intelligent noue des alliances avec de multiples adversaires, comme William Turner, Weatherby Swann, Jack Sparrow et Sao Feng. Il y parvient en utilisant leur position de faiblesse à son égard et se propose de leur accorder un bénéfice, souvent bien maigre en comparaison avec ce qu’il obtient en retour. Sa probité dans ces ententes est à mettre en doute car il se démarque par une manipulation évidente, comme en témoigne sa fausse promesse de libération de Will et d’Elizabeth en échange du compas ou son offensive contre le Pearl à la bataille du maelstrom alors que Jack lui avait permis d’atteindre la baie (mais Jack lui-même n’entendait pas respecter l’accord). Sa traîtrise fait un mort en la personne du gouverneur Swann, qu’il décide d’éliminer lorsqu’il devient encombrant, se passant du sceau de son officialité pour ses actions contestables en mer. Dans plusieurs situations, on dénote chez lui des aptitudes analytiques remarquables lui permettant de rebondir ou de tourner les conversations à son avantage, étant d’ailleurs capable de peser les avantages et les inconvénients des situations ou de calculer l’étendue des informations qu’il peut se permettre de divulguer à ses adversaires.

S’il reste impassible, voire même indéchiffrable, il ne ressent pas moins des passions comme sa haine viscérale de la piraterie et sa détestation à vie de Jack Sparrow. Son envie de régler leurs différents plus de dix ans après témoigne de la ténacité de ses sentiments. Inflexible voire cruel, il envoie des centaines de personnes sans jugement à la potence pour piraterie supposée ou complicité soupçonnée avec la piraterie. Il démontre son peu d’attachement au droit et au respect d’autrui en suspendant de nombreuses libertés fondamentales par détermination à atteindre son but. Sa satisfaction ne se manifeste que par des sourires et sa reconnaissance semble être à géométrie variable. Il utilise sa position pour faire valoir sa domination comme pour Davy Jones, qui ne semble guère l’impressionner, pas plus que son vaisseau ou ses hommes, alors qu’à l’inverse il récompense gracieusement James Norrington qui lui a permit de réaliser son dessein. Une certaine estime de soi ou jouissance de son pouvoir l’a sans doute poussé à se faire représenter en portrait intégral, marchant sur un globe à ses pieds devant une flotte puissante, et même en figurine de plomb à la tête d’une armée de soldats miniatures sur son bureau.


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Beckett devant le planisphère

Lord Cutler Beckett symbolise l’impérialisme, le mercantilisme et le matérialisme de son époque. Sa vision d’un monde bien ordonné pour lequel il œuvre est celui d’un monde régit par les échanges et le commerce à dimension mondiale. Son souhait d’éliminer la piraterie participe à cette volonté d’un monde pacifié et non-violent à l’avantage des dominés. Les produits de la compagnie des Indes se retrouvent jusque sur l’île des Pelegostos, à la surprise de Jack Sparrow. Cet aspect est visible physiquement par le planisphère géant qu’il fait peindre sur un mur entier de son bureau à Port Royal. Il se réjouit de voir disparaît peu à peu les zones blanches à mesure que la connaissance du monde est acquise par l’Homme et témoigne de l’expansion des sociétés humaines qu’il considère comme inéluctable. « Le monde rétrécit [et] les contours blancs de nos cartes se précisent » dit-il a Will pour lui faire comprendre que « Jack Sparrow est un homme du passé » (dying breed dans la version originale, soit « espèce en voie d’extinction »). Pendant son voyage à bord de l’Endeavour, il dispose également d’un globe dans le trou percé d’une table elle-même recouverte d’une carte sur laquelle sont placées des miniatures de navires. Autour du globe se trouvent différents instruments nautiques et géographiques dont l’apparence se rapproche des instruments de torture. Cette politique dépassionnée en fait un partisan de l’esclavage qu’il ne comprend qu’en termes lucratifs. C’est pour avoir libéré la « marchandise » que Jack a été marqué au fer rouge par ses soins. Plus que tout autre adversaire, Beckett apparaît comme le meilleur anti-modèle de Jack Sparrow : leurs avis opposés sur l’esclavage, leurs préférences antagonistes pour la liberté ou la responsabilité et leurs comportements antinomiques au moment de leurs retrouvailles (entre un officiel contrôlé et un pirate fouineurs dans sa cabine) sont autant d’éléments démontrant qu’ils sont des contraires. Toutefois, il est intéressant de constater que cette foi rationnelle n’empêche pas Beckett d’adhérer aux phénomènes supernaturels comme le Hollandais Volant ou la malédiction du trésor de Cortès dont il connaît la légende, ainsi que le démontre sa discussion avec Elizabeth, ou encore la singularité du compas de Jack qu’il compte utiliser.

Précisons encore que Beckett est un homme cultivé. Le nombre de livres, de cartes, de documents ou de tableaux dans ses appartements à Port Royal ou à bord de son navire le prouve. On peut même remarquer la présence de feuilles séchées dans des cadres sur les murs de sa cabine, pouvant laisser suggérer qu’il nourrit de l’intérêt pour la science. En Britannique, il est vu buvant le thé à deux reprises, notamment dans une circonstance peu propice avant la bataille finale.

Compétences

Homme puissant, Beckett n’est jamais vu participant aux combats. Il n’est présent d’ailleurs qu’à deux affrontements : celui près de l’île du Kraken et la bataille du maelstrom. Il semble néanmoins être un escrimeur qualifié comme en atteste son rang et son maniement de l’épée de James Norrington dans son bureau à Port Royal. Il possède du reste un sabre qu’il porte à sa ceinture en certaines occasions. Il cache aussi un petit pistolet dans sa veste qu’il ne sort toutefois qu’à une reprise, lorsqu’il s’apprête à assassiner Jack, et dont il ne fait finalement aucun usage. A noter qu’il est un des rares personnages à n’être jamais blessé car il est rarement exposé. Il n’est pas non plus homme à se charger de la besogne, préférant laisser les tâches les plus sales et les plus ingrates à son fidèle Mercer, un clerc qui lui est dévoué corps et âmes et qui semble être la seule personne bénéficiant de sa confiance. On ignore lequel des deux, ou même un autre, est responsable du meurtre du gouverneur Swann.

Beckett est par ailleurs capable de monter à cheval comme le démontre sa monture sur laquelle il se trouve à son arrivée à Port Royal.

Anecdotes

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Portrait de Lord Beckett

  • Il se positionne comme l’antagoniste secondaire du deuxième opus et l’antagoniste principal du troisième, alternant avec Davy Jones. Alors qu’il est relativement absent du second, étant plus souvent mentionné par les autres que présent à l’écran, il se trouve plus impliqué dans l’intrigue de la suite au point d’être même le centre des événements par sa conquête des mers menaçante pour les pirates. Tom Hollander a décrit son personnage comme une sorte de « policier ».
  • The Price of Freedom permet de déduire qu’il est mentionné par Elizabeth Swann dans le premier film lorsqu’elle rappelle son passé à Jack Sparrow sur l’île déserte : « Vous avez disparu sous les yeux de cet agent de la compagnie des Indes autrefois ».
  • Porteur d'une vision libérale de l'économie, il emprunte une phrase à l'économiste français Frédéric Bastiat dans une scène coupée du second film : « When goods cannot cross borders, armies will » (« Si les marchandises ne peuvent traverser les frontières, l'armée le fera »).
  • Le personnage de Lord Beckett apparaît dans plusieurs scènes coupées :
    • Pour le second film, sa dernière scène où il obtient le cœur a été écourtée car il est vu ouvrant le sac de Norrington pour observer l’organe avant de voir débarquer le Hollandais dans le port et de se satisfaire que l’achèvement du planisphère mural.
    • Dans le troisième, deux scènes importantes ont été réduites : sa visite à bord du Hollandais Volant où le gouverneur Swann se révolte en réalisant qu’il a été dupé par Beckett qui ne le tenait pas informé au sujet de sa fille et ses retrouvailles avec Jack Sparrow à bord de l’Endeavour. Cette dernière a vu ses dialogues modifiés alors qu’ils revenaient sur le passé des deux hommes, leur pomme de discorde et donc les raisons de leur haine réciproque. Leur passé commun n’est évoqué que dans un livre dérivé, The Price of Freedom, publié en 2011.
    • Aussi, le pourparler sur le banc de sable a été rogné de quelques répliques : quand Barbossa demande quelle motivation pouvait bien avoir jack pour entraîner Beckett jusqu’à la baie, celui-ci répond en désignant Elizabeth, permettant de comprendre son sourire face à Jack plus tôt quand il l’interrogeait sur l’avenir d’Elizabeth. Ce qui passe pour une simple interrogation dans la version cinématographique était en fait le soupçon de Beckett sur les sentiments amoureux que pourrait avoir Jack envers elle.

Apparitions

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